L’Ille-et-Vilaine vit ce vendredi 6 et ce samedi 7 novembre un épisode de pollution aux particules très fines PM2,5, déclenché par Air Breizh : une procédure d’information et de recommandation qui touche aussi bien les particuliers que les entreprises du département.
- Procédure d’information aux PM2,5 en Ille-et-Vilaine les 6 et 7 novembre 2026.
- Cause : une météo qui bloque les polluants près du sol.
- Consignes : foyers ouverts et vieux poêles à l’arrêt, travaux avec outils thermiques reportés, télétravail encouragé.
- À Rennes, le réseau STAR active son « pass qualité de l’air » samedi.
Plan de l'article
Que s’est-il passé en Ille-et-Vilaine ? #
D’après Rennes Ville et Métropole, l’association agréée de surveillance de la qualité de l’air en Bretagne a émis une alerte aux particules fines pour les journées du vendredi 6 et du samedi 7 novembre. Le motif est classique en début d’hiver : des conditions météorologiques qui favorisent l’accumulation des polluants dans l’atmosphère.
Le polluant en cause n’est pas la poussière visible qui se dépose sur un établi. Il s’agit des PM2,5, des particules dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres. On ne les voit pas à l’œil nu, et c’est justement ce qui les rend difficiles à faire prendre au sérieux.
Pourquoi le chauffage au bois est-il au premier rang ? #
Début novembre, quelques jours avant l’épisode, le directeur d’Air Breizh, Gaël Lefeuvre, rappelait sur Hit West que le chauffage au bois représente en moyenne 90 % des émissions de particules fines liées aux habitants en Bretagne. Selon les études de l’association, l’hiver et surtout le soir, plus de 90 % de la pollution aux PM2,5 provient du chauffage au bois non performant.
Le calendrier n’a donc rien d’un hasard. Air Breizh situe cette pollution sur les mois d’octobre à début mars, quand les poêles reprennent du service et que l’air froid, plus stable, piège les rejets au ras des toits.
Pour les PM2,5, c’est la combustion du bois qui domine. Les autres sources, le trafic routier ou certaines activités industrielles, s’ajoutent à ce fond déjà chargé : c’est ce qui explique que les consignes visent à la fois les foyers, les conducteurs et les employeurs.
Quelles consignes pour les particuliers ? #
La métropole relaie une liste de recommandations applicables dès le déclenchement. La première vise directement la source principale : suspendre l’usage des cheminées à foyer ouvert, des poêles et inserts anciens, ainsi que des groupes électrogènes.
Viennent ensuite les travaux d’entretien. Il est demandé de reporter ceux qui se font avec des outils non électriques, comme les tondeuses ou taille-haies thermiques. Le brûlage des déchets à l’air libre, lui, reste interdit toute l’année et sanctionnable : les déchets verts doivent partir en plateforme de végétaux.
Côté déplacements, la consigne est de privilégier le covoiturage, les transports en commun et les mobilités douces, et de lever le pied : pas plus de 90 km/h sur les 2×2 voies et 110 km/h sur l’autoroute. À Rennes, le STAR active samedi son pass qualité de l’air, qui permet de circuler sur tout le réseau pour 1,70 €.
Ce que l’épisode change pour les entreprises #
Les entreprises et administrations sont invitées à favoriser le télétravail et les horaires modulables. Moins de trajets domicile-travail aux heures de pointe, c’est moins d’émissions sur les axes les plus chargés.
Pour un site industriel ou un atelier, l’épisode est aussi un bon moment pour regarder ses propres pratiques. Les engins de manutention thermiques, les groupes électrogènes de secours testés « par habitude » ou les opérations de nettoyage extérieur au souffleur à moteur relèvent précisément des usages que les consignes demandent de différer.
Même logique à l’intérieur : la recommandation de maîtriser la température des lieux de travail vaut pour les halls chauffés par des appareils à combustion. Planifier ces opérations hors épisode ne coûte souvent qu’un décalage de quelques jours.
Qui doit faire le plus attention ? #
Les consignes sanitaires de l’épisode sont prudentes et sans surprise. En cas de gêne respiratoire ou cardiaque, la métropole conseille de prendre l’avis d’un professionnel de santé. Les personnes vulnérables sont invitées à limiter les sorties, à éviter l’après-midi et les zones à fort trafic, et à demander à leur médecin si un traitement doit être adapté.
Les activités physiques et sportives intenses, compétitions comprises, sont à réduire ou à reporter. Air Breizh rappelle que ces particules pénètrent profondément dans l’arbre respiratoire : à court terme, un pic peut se traduire par une gêne ou une crise d’asthme.
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Comment suivre la qualité de l’air au quotidien ? #
Les bulletins et cartes sont publiés par Air Breizh, qui a aussi lancé une application mobile, Aermine, pour être prévenu des dépassements. Dans la métropole rennaise, une réunion autour de la mesure de l’air chez soi est prévue le 9 novembre à 18 h 30 avec la Maison de la consommation et de l’environnement.
Pour les foyers, le levier de long terme reste le même : isoler le logement et remplacer le foyer ouvert par un appareil fermé. Selon Gaël Lefeuvre, on peut ainsi consommer un tiers, voire deux fois moins de bois sur l’hiver, avec à la clé une combustion plus propre.
Questions fréquentes #
Combien de temps dure l’épisode ?
L’alerte annoncée par Air Breizh couvre le vendredi 6 et le samedi 7 novembre 2026. Une prolongation dépend de l’évolution de la météo et serait annoncée par l’association.
Les PM2,5, ce sont des poussières ?
Oui, au sens large : ce sont des particules en suspension dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres, invisibles à l’œil nu, issues surtout des combustions.
Le brûlage de déchets verts est-il toléré hors épisode ?
Non. La métropole rappelle que le brûlage à l’air libre des déchets est interdit toute l’année et sanctionnable.




